Loin d’être un grand buteur quand il était joueur, encore moins un tireur de pénalty, Claude Puel est aujourd’hui un adepte du contre-pied sur son banc. Notamment dans sa communication depuis son retour au Gym. Le Béarnais se positionne toujours à l’opposé de son prédécesseur Franck Haise dans le choix des mots, des cibles et maintenant des renforts. Puel préfère valoriser son groupe plutôt que de le critiquer et semble même se contenter des forces en présence. Malgré les blessures ou les méformes.
Le coach a mis un sacré coup de frein la semaine dernière à la dynamique enclenchée par Haise et les dirigeants cet hiver qui étaient sur la même longueur d’onde pour estimer qu’il fallait se renforcer dans toutes les lignes. L’arrivée du buteur Elye Wahi dès l’ouverture du mercato illustrait cette dynamique. Sauf que Puel a d’abord enterré la piste Richardson, dossier prioritaire au milieu et laissé entendre également que le club était suffisamment pourvu derrière avec sept défenseurs centraux sous contrat, même s’il n’en restait qu’un seul sur pied à Nantes dimanche.
Pas question d’empiler les joueurs. Pour responsabiliser ceux qui sont là, remobiliser ceux qui sont las, permettre aux jeunes de mettre le pied dans la porte et coller aux contraintes financières d’un club sans le sou. Puel ressemble à une aubaine pour des dirigeants qui n’auront peut-être pas besoin d’aller taper à la porte de Ratcliffe pour réclamer une rallonge… à moins qu’une bonne idée n’arrive sur les bureaux de la Plaine du Var pour un deal gagnant – gagnant, comme pour Wahi. Pourquoi pas un international français par exemple. Un expatrié qui pourrait retrouver du rythme ici à Nice en vu du Mondial. Pas sûr cette fois que Puel se montre aussi frileux…
